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CELIA HART REVOLUTION BOLIVARIENNE CONTRIBUTIONS DIVERSES
ANNEXES





CELIA HART

BIOGRAPHIE

LA DÉFENSE DE CUBA PASSE PAR LA RÉVOLUTION SOCIALISTE EN AMÉRIQUE LATINE ET DANS LE MONDE

CONSIDÉRATION EN MARGE DU CRIME

LE 15 AOUT,  NOUS PRENDRONS LE JARDIN D'HIVER

L’ HOMME DES GRANDES ENJAMBÉES

IL FAUT SAUVER LE RÉVOLUTIONNAIRE

UN LIVRE SAUVÉ DE LA MER

WELCOME  TROTSKY







        CELIA HART SANTAMARIA


BIOGRAPHIE


Celia Hart est née en janvier 1962, l’année de la crise des missiles. Sa mère, Haydée Santamaria ("la plus extraordinaire femme que j’ai connue") était une révolutionnaire de la toute première heure, qui participa avec Fidel Castro à l’attaque de la caserne de la Moncada, où elle perdit son frère et son petit ami.

Armando Hart, son père, débuta son activité politique d’une autre manière. Aux heures sombres de la dictature de Batista, jeune juriste, il se lança dans l’agitation politique et devint un leader étudiant à l’université. Il militait alors au Mouvement National Révolutionnaire, dirigé par un professeur universitaire opposé à Batista, Garcia Barcena, et était emprisonné avant même l’attaque de la Moncada.

Armando Hart et Haydée Santamaria se dévouèrent à la cause révolutionnaire et combattirent ensemble avec Fidel et Che Guevara. Batista renversé, Armando Hart devint le premier ministre de la Culture de la Révolution et Haydée Santamaria la Présidente de La Casa de las Americas qu’elle avait fondée.

Haydée était hostile à la "soviétisation", c’est-à-dire à l’installation à Cuba d’un système bureaucratique staliniste, rigide et dogmatique. A la Casa de las Americas, il n’y avait ni place pour le dogmatisme ni pour le soi-disant réalisme socialiste. Elle la dirigeait avec une équipe de grand talent : Benedetti, Galick, Mariano Rodriguez, etc. Mais tragédie, elle se suicida en 1980. Pour sa part, Armando Hart a poursuivi une brillante carrière intellectuelle et est aujourd’hui, après avoir été ministre cubain de la Culture durant plus de 20 ans, en charge du Centre d’Etudes Martiniennes (Centro de Estudios Martianos).

Celia commente : "J’ai ainsi été élevée dans l’oeil du cyclone, entre la passion formidable de ma mère et l’intelligence et l’attachement à la culture de mon père, tous deux fortement impliqués dans la vie politique cubaine".

En 1980, un mois avant le suicide de sa mère, Celia décide d’étudier la physique à l’Université de la Havane. Deux années plus tard, elle est envoyée en RDA, à l’Université de Dresde, afin d’y continuer ses études. "J’ai poursuivi mes études jusqu’à l’obtention de mon diplôme, en 1987, devenant la première femme étrangère diplômée de cette Faculté. Je suis alors rentrée à La Havane, où j’ai travaillé jusqu’à il y a un an à l’Université, publiant une quinzaine de travaux spécialisés sur le magnétisme et la supra-conductivité. J’ai aussi participé à une demi-douzaine de congrès internationaux : en Italie, au Brésil, en Argentine...

En 2004, alors que j’étais censée avoir terminé mon Doctorat en Physique, j’ai voulu y mettre une touche finale en y joignant un travail philosophique. J’ai réalisé que ma passion pour la physique n’était pas une fin en soi, mais seulement le moyen d’une fin".

Celia poursuit : "Au cours de mon séjour en RDA, j’ai réalisé qu’il y avait une contradiction entre le caractère inévitable du socialisme, combattre pour un monde meilleur, et la bureaucratie, l’étouffement de toute initiative et l’apathie que je voyais dans ce pays, en dépit de bonnes conditions de vie. J’étais allergique à ces images d’Honecker partout.

En 1985, de retour à Cuba pour les vacances, je fis part à mon père de mon grand désespoir. En réponse celui-ci ouvrit un placard et en sorti 4 livres : les 3 volumes deLa Vie de Trotsky d’ Isaac Deutscher et La Révolution trahie de Trotsky. Je dévorai ces livres, mais jusqu’à ces derniers mois, je n’avais pas eu l’occasion de lire les autres écrits de Trotsky".

"Depuis lors", ajoute Celia, "tout s’est mis à tomber à sa place comme les pièces d’un puzzle. J’ai compris comment la Révolution russe, mais pas seulement la Révolution russe, avait été trahie et pourquoi des millions de camarades avaient été déçus".

Cependant, aucun des travaux de Celia n’a été publié, à l’exception d’un prologue à un livre écrit par sa mère et intitulé Haydée parle de la Moncada (Haydée habla del Moncada). Ce n’est que dernièrement que plusieurs de ses textes ont été publiés sur les sites internet El Militante, Marxist.com et dans le magazine espagnol Marxismo Hoy.

"Je viens de rentrer d’une conférence internationale de la tendance Marxiste, qui a été pour moi une très importante expérience. J’y ai rencontré de merveilleux camarades du Pakistan, d’Israël, d’Espagne, des EU, etc. J’ai réalisé que je n’étais pas seule, que les idées que je défend sont répandues un peu partout dans le monde. Ce sont les idées du futur. Je remercie tous les camarades pour cet été le plus heureux de ma vie.

Un nouveau et excitant chapitre s’ouvre pour moi. C’est un sentiment très étrange. Il y a à peine un an, j’étais chercheuse en physique à l’Université de la Havane. Aujourd’hui je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir. Mais j’ai compris que la méthode scientifique est la meilleure méthode pour mener la passionnante lutte révolutionnaire".

- Source : Marxist.com www.marxist.com

- Traduit de l’anglais par Max Keler pour Révolution Bolivariennebolivarinfos@yahoo.fr.


 La Havane 8 septembre 2008

Celia Hart Santamaria militante politique et écrivain cubain, est décédée ce dimanche soir  après que le véhicule  dans lequel elle voyageait  s'est écrasé contre un arbre.

Dans cet accident est aussi décédé Abel hart Santamaria, le frêre de Celia et aussi le fils des dirigeants historiques de la révolution Amando Hart et Haydée Santamaria.

Celia hart, agée de 45 ans, était une fervente défenseur de Fidel Castro, Che guevara et de la Révolution Cubaine, en même temps  elle était aussi  adepte des enseignements  de Trotsky....

aporrea.org



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source des textes :  LE GRAND SOIR 
le Cri du Peuple 1871