LENINE
L'IMPÉRIALISME STADE SUPRÊME
DU CAPITALISME
EXTRAITS
2
La
concentration de la production
et
le rôle des banques
La concentration de la production et les
monopoles
..../...
Que les cartels
suppriment les crises, c’est là une fable des économistes bourgeois qui
s’attachent à farder le capitalisme. Au contraire, le monopole créé
dans certaines industries augmente et aggrave le chaos inhérent à
l’ensemble de la production capitaliste. La disproportion entre le
développement de l’agriculture et celui de l’industrie, caractéristique
du capitalisme en général, s’accentue encore davantage. La situation
privilégiée de l’industrie la plus cartellisée, ce qu’on appelle
l’industrie lourde, surtout celle du charbon et du fer, amène dans les
autres branches industrielles une « absence de système encore
plus sensible », comme le reconnaît Jeidels, auteur d’un des
meilleurs ouvrages sur les « rapports des grosses banques
allemandes et de l’industrie ».
« Plus une
économie nationale est développée, écrit Liefmann, défenseur acharné du
capitalisme, et plus elle se tourne vers les entreprises hasardeuses ou
qui résident à l’étranger, vers celles qui, pour se développer, ont
besoin d’un grand laps de temps, ou enfin vers celles qui n’ont qu’une
importance locale. » L’augmentation du caractère hasardeux
tient, en définitive, à l’augmentation prodigieuse du capital, qui
déborde en quelque sorte, s écoule à l’étranger, etc. En même temps, le
progrès extrêmement rapide de la technique entraîne des éléments
toujours plus nombreux de disproportion entre les divers aspects de
l’économie nationale, de gâchis, de crise. Ce même Liefmann est obligé
de faire l’aveu suivant : « Vraisemblablement,
d’importantes révolutions dans le domaine technique attendent une fois
de plus l’humanité dans un proche avenir ; elles auront un
effet aussi sur l’organisation de l’économie nationale »...
électricité, aviation... « D’ordinaire et en
règle générale, en ces périodes de profondes transformations
économiques, on voit se développer une spéculation
intensive... »
Et les
crises (de toute espèce, le plus souvent économiques, mais pas
exclusivement) accroissent à leur tour, dans de très fortes
proportions, la tendance à la concentration et au monopole.
Voici quelques réflexions extrêmement édifiantes de Jeidels sur
l’importance de la crise de 1900, laquelle marqua, comme on le sait, un
tournant dans l’histoire des monopoles modernes :
- « Au moment
où s’ouvrit la crise de 1900, existaient en même temps que les
entreprises géantes des principales industries, quantité d’entreprises
à l’organisation désuète selon les conceptions actuelles, des
entreprises »simples« (c’est-à-dire non combinées),
que la vague de l’essor industriel avait amenées à la prospérité. La
chute des prix et la réduction de la demande jetèrent ces
entreprises »simples« dans une détresse qui
n’atteignît pas du tout les entreprises géantes combinées, ou ne les
affecta que pour un temps très court. C’est pourquoi la crise de 1900
provoqua une concentration industrielle infiniment plus forte que celle
engendrée par la crise de 1873 : cette dernière avait, elle
aussi, opéré une certaine sélection des meilleures entreprises, mais
étant donné le niveau technique de l’époque, cette sélection n’avait
pas pu assurer le monopole aux entreprises qui en étaient sorties
victorieuses. C’est précisément ce monopole durable que détiennent à un
haut degré, grâce à leur technique très complexe, à leur organisation
très poussée et à la puissance de leur capital les entreprises géantes
des actuelles industries sidérurgique et électrique, puis, à un degré
moindre, les entreprises de constructions mécaniques, certaines
branches de la métallurgie, des voies de communication, etc. »
Le
monopole, tel est le dernier mot de la « phase la plus récente
du développement du capitalisme ». Mais nous n’aurions de la
puissance effective et du rôle des monopoles actuels qu’une notion
extrêmement insuffisante, incomplète, étriquée, Si nous ne tenions pas
compte du rôle des banques.
Le
rôle des banques
l’ancien capitalisme, le
capitalisme de la libre concurrence, avec ce régulateur absolument
indispensable qu’était pour lui la Bourse, disparaît à jamais. Un
nouveau capitalisme lui succède, qui comporte des éléments manifestes
de transition, une sorte de mélange entre la libre concurrence et le
monopole. Une question se pose d’elle-même : vers quoi tend
cette « transition » que constitue le capitalisme
moderne ? Mais cette question, les savants bourgeois ont peur
de la poser. « Il y a trente ans, les employeurs engagés dans
la libre concurrence accomplissaient les 9/10 de l’effort économique
qui ne fait pas partie du travail manuel
des »ouvriers« . A l’heure présente, ce sont des
fonctionnaires qui accomplissent les 9/10 de cet effort intellectuel
dans l’économie. La banque est à la tête de cette évolution
. »Cet aveu de Schulze-Gaevernitz nous ramène une fois de plus
à la question de savoir vers quoi tend ce phénomène transitoire que
constitue le capitalisme moderne, parvenu à son stade impérialiste.
Les quelques banques
qui, grâce au processus de concentration, restent à la tête de toute
l’économie capitaliste, ont naturellement une tendance de plus en plus
marquée à des accords de monopoles à un trust des banques. En Amérique,
ce ne sont plus neuf, mais deux très grandes banques, celles des
milliardaires Rockefeller et Morgan, qui règnent sur un capital de 11
milliards de marks . En Allemagne, l’absorption que nous avons signalée
plus haut de l’Union de Schaffhausen par la
« Disconto-Gesellschaft » a été appréciée en ces
termes par le Frankfurter Zeitung, organe au service des intérêts
boursiers :
- « Le
mouvement de concentration croissante des banques resserre le cercle
des établissements auxquels on peut, en général, adresser des demandes
de crédit, d’où une dépendance accrue de la grosse industrie à l’égard
d’un petit nombre de groupes bancaires. La liaison étroite de
l’industrie et du monde de la finance restreint la liberté de mouvement
des sociétés industrielles ayant besoin de capitaux bancaires. Aussi la
grande industrie envisage-t-elle avec des sentiments divers la
trustification (le groupement ou la transformation en trusts)
croissante des banques ; en effet, on a pu maintes fois
observer des commencements d’accords entre consortiums de grandes
banques, accords tendant à limiter la concurrence »
Encore une
fois, le dernier mot du développement des banques, c’est le monopole.
Quant à la liaison
étroite qui existe entre les banques et l’industrie, c’est dans ce
domaine que se manifeste peut-être avec le plus d’évidence le nouveau
rôle des banques. Si une banque escompte les lettres de change d’un
industriel, lui ouvre un compte courant, etc., ces opérations en tant
que telles ne diminuent pas d’un iota l’indépendance de cet industriel,
et la banque ne dépasse pas son rôle modeste d’intermédiaire. Mais si
ces opérations se multiplient et s’instaurent régulièrement, si la
banque « réunit » entre ses mains d’énormes capitaux,
si la tenue des comptes courants d’une entreprise permet à la banque
-et c’est ce qui arrive- de connaître avec toujours plus d’ampleur et
de précision la situation économique du client, il en résulte une
dépendance de plus en plus complète du capitaliste industriel à l’égard
de la banque.
En même temps se
développe, pour ainsi dire, l’union personnelle des banques et des
grosses entreprises industrielles et commerciales, la fusion des unes
et des autres par l’acquisition d’actions, par l’entrée des directeurs
de banque dans les conseils de surveillance (ou d’administration) des
entreprises industrielles et commerciales, et inversement. L’économiste
allemand Jeidels a réuni une documentation fort complète sur cette
forme de concentration des capitaux et des entreprises.
Les six plus grandes
banques berlinoises étaient représentées par leurs directeurs dans 344
sociétés industrielles et, par les membres de leur conseil
d’administration, encore dans 407, soit un total de 751 sociétés. Dans
289 de ces dernières, elles avaient soit deux membres aux conseils de
surveillance, soit la présidence de ces derniers. Ces sociétés
s’étendent aux domaines les plus divers du commerce et de l’industrie,
aux assurances, aux voies de communication, aux restaurants, aux
théâtres, à la production artistique, etc. D’autre part, il y avait (en
1910) dans les conseils de surveillance de ces mêmes six banques,
cinquante et un des plus gros industriels, dont un directeur de la
firme Krupp, celui de la grande compagnie de navigation
« Hapag » (Hamburg-Amerika), etc. ; etc. De
1895 à 1910, chacune de ces six banques a participé à l’émission
d’actions et d’obligations pour des centaines de sociétés
industrielles, dont le nombre est passé de 281 à 4
L’« union
personnelle » des banques et de l’industrie est complétée par
l’« union personnelle » des unes et des autres avec
le gouvernement.
- « Des
postes aux conseils de surveillance, écrit Jeidels, sont librement
offerts à des personnages de grand renom, de même qu’à d’anciens
fonctionnaires de l’Etat qui peuvent faciliter (! !)
considérablement les relations avec les autorités... »
« On trouve généralement au conseil de surveillance d’une
grande banque un membre du Parlement ou un membre de la municipalité de
Berlin. »
L’élaboration
et, pour ainsi dire, la mise au point des grands monopoles capitalistes
se poursuivent donc à toute vapeur, par tous les moyens
« naturels » et « surnaturels ». Il
en résulte une division systématique du travail entre quelques
centaines de rois de la finance de la société capitaliste
moderne :
« Parallèlement
à cette extension du champ d’activité de certains gros
industriels » (qui entrent aux conseils d’administration des
banques, etc.) " et à l’attribution d’une région industrielle
déterminée à des directeurs provinciaux, il se produit une sorte de
spécialisation des dirigeants des grandes banques. Pareille
spécialisation n’est possible que dans les grandes banques en général,
et si elles ont des relations étendues dans le monde industriel, en
particulier.
Cette division du
travail se fait dans deux directions : d’une part, toutes les
relations avec l’industrie sont confiées à un directeur, dont c’est le
domaine spécial ; d’autre part, chaque directeur assume la
surveillance d’entreprises particulières ou de groupes d’entreprises
dont la production ou les intérêts sont connexes...« (Le
capitalisme en est déjà arrivé à la surveillance organisée sur les
différentes entreprises) »... La spécialité de l’un est
l’industrie allemande, parfois même uniquement celle de l’Allemagne
occidentale« (l’Allemagne occidentale est la partie la plus
industrialisée du pays) ; »pour d’autres, les
relations avec les autres Etats et avec l’industrie de l’étranger, les
renseignements sur la personnalité des industriels, etc., les questions
boursières, etc.
En outre, chacun des
directeurs de la banque se voit souvent confier la gestion d’une région
ou d’une branche d’industrie ; tel travaille principalement
dans les conseils de surveillance des sociétés d’électricité, tel autre
dans les usines chimiques, les brasseries ou les raffineries de sucre,
un autre encore, dans les quelques entreprises restées isolées, et en
même temps dans le conseil de surveillance de sociétés d’assurances...
En un mot, il est
certain que dans les grandes banques, au fur et à mesure qu’augmentent
l’étendue et la diversité de leurs opérations, la division du travail
s’accentue entre leurs dirigeants, avec pour but (et pour résultat) de
les élever, pour ainsi dire, un peu au-dessus des opérations purement
bancaires, de les rendre plus aptes à juger, plus compétents dans les
questions d’ordre général de l’industrie et dans les questions
spéciales touchant les diverses branches, de les préparer à agir dans
la sphère d’influence industrielle de la banque. Ce système des banques
est complété par une tendance à élire dans leurs conseils de
surveillance des hommes bien au fait de l’industrie, des industriels,
d’anciens fonctionnaires, surtout de ceux qui ont servi dans
l’administration des chemins de fer, des mines", etc.
On retrouve une
structure administrative similaire, avec de très légères variantes,
dans les banques françaises. Le « Crédit Lyonnais »,
par exemple, une des trois plus grandes banques françaises, a organisé
un service spécial des études financières, qui emploie en permanence
plus de cinquante ingénieurs, statisticiens, économistes, juristes,
etc., et dont l’entretien coûte de six à sept cent mille francs par an.
Ce service est à son tour divisé en huit sections, dont l’une est
chargée de recueillir des informations portant spécialement sur les
entreprises industrielles, la seconde étudiant les statistiques
générales ; la troisième, les compagnies de chemins de fer et
de navigation ; la quatrième, les fonds ; la
cinquième, les rapports financiers, etc.
Il en résulte, d’une
part, une fusion de plus en plus complète ou, suivant l’heureuse
formule de N. Boukharine, une interpénétration du capital bancaire et
du capital industriel, et, d’autre part, la transformation des banques
en établissements présentant au sens le plus exact du terme un
« caractère universel ». Sur ce point, nous croyons
devoir citer les propres termes de Jeidels, auteur qui a le mieux
étudié la question :
- « L’examen
des relations industrielles dans leur ensemble permet de constater le
caractère universel des établissements financiers travaillant pour
l’industrie. Contrairement aux autres formes de banques, contrairement
aux exigences quelquefois formulées par divers auteurs, à savoir que
les banques devraient se spécialiser dans un domaine ou dans une
industrie déterminés pour ne pas voir le sol se dérober sous leurs
pieds, les grandes banques s’efforcent de multiplier le plus possible
leurs relations avec les entreprises industrielles les plus diverses
quant au lieu et au genre de production, et de faire disparaître de
plus en plus les inégalités dans la répartition des capitaux entre les
diverses régions ou les branches d’industrie, inégalités dont on trouve
l’explication dans l’histoire des différentes entreprises. »
Une tendance consiste à
généraliser la liaison avec l’industrie ; une autre, à la
rendre continue et intensive ; toutes les deux sont appliquées
par les six grandes banques, sinon intégralement, du moins déjà dans de
notables proportions et à un degré égal.
On entend assez souvent
les milieux industriels et commerciaux se plaindre du
« terrorisme » des banques. Faut-il s’en étonner,
quand les grandes banques « commandent » de la façon
dont voici un exemple ? Le 19 novembre 1901, l’une des banques
D berlinoises (on appelle ainsi les quatre grandes banques dont le nom
commence par la lettre D) adressait au conseil d’administration du
Syndicat des ciments du Centre-Nord-Ouest allemand la lettre
suivante :
- « Selon
la note que vous avez publiée le 18 de ce mois dans tel journal, il
apparaît que nous devons envisager l’éventualité de voir la prochaine
assemblée générale de votre syndicat, fixée au 30 courant, prendre des
décisions susceptibles d’amener dans votre entreprise des changements
que nous ne pouvons accepter. Aussi sommes-nous, à notre grand regret,
dans la nécessité de vous refuser dorénavant le crédit qui vous était
accordé... Toutefois, si cette assemblée générale ne prend pas de
décisions inacceptables pour nous et si nous recevons les garanties
désirables pour l’avenir, nous nous déclarons tout disposés à négocier
avec vous l’ouverture d’un nouveau crédit »
A la vérité, nous
retrouvons là les doléances du petit capital opprimé par le gros,
seulement cette fois c’est tout un syndicat qui est tombé dans la
catégorie des « petits » ! La vieille lutte
du petit et du gros capital recommence, mais à un degré de
développement nouveau, infiniment supérieur. Il est évident que
disposant de milliards, les grandes banques sont capables de hâter
aussi le progrès technique par des moyens qui ne sauraient en aucune
façon être comparés à ceux d’autrefois. Les banques fondent, par
exemple, des sociétés spéciales d’études techniques dont les travaux ne
profitent, bien entendu, qu’aux entreprises industrielles
« amies ». Citons entre autres la « Société
pour l’étude des chemins de fer électriques », le
« Bureau central de recherches scientifiques et
techniques », etc.
Les dirigeants des
grandes banques eux-mêmes ne peuvent pas ne pas voir que des conditions
nouvelles sont en train de se former dans l’économie nationale, mais
ils sont impuissants devant elles :
-
« Quiconque, écrit Jeidels, a observé, au cours des dernières
années, les changements de personnes à la direction et aux conseils de
surveillance des grandes banques, n’a pas pu ne pas remarquer que le
pouvoir passait peu à peu aux mains d’hommes qui considèrent comme une
tâche indispensable et de plus en plus pressante, pour les grandes
banques, d’intervenir activement dans le développement général de
l’industrie, et qu’entre ces hommes et les anciens directeurs des
banques il se produit à ce propos des désaccords d’ordre professionnel
et souvent aussi d’ordre personnel. Il s’agit, au fond, de savoir si,
en tant qu’établissements de crédit, les banques ne subissent pas un
préjudice du fait de leur intervention dans le processus de la
production industrielle, si elles ne sacrifient pas leurs solides
principes et un bénéfice assuré à une activité qui n’a rien à voir avec
leur rôle d’intermédiaires du crédit et qui les amène sur un terrain où
elles sont encore plus exposées que par le passé à l’action aveugle de
la conjoncture industrielle. C’est ce qu’affirment nombre d’anciens
directeurs de banques, mais la plupart des jeunes considèrent
l’intervention active dans les questions industrielles comme une
nécessité pareille à celle qui a suscité, en même temps que le
développement actuel de la grande industrie moderne, l’apparition des
grandes banques et l’entreprise bancaire industrielle d’aujourd’hui.
Les deux parties ne sont d’accord que sur un point, à savoir qu’il
n’existe pas de principes fermes ni de but concret pour la nouvelle
activité des grandes banques . »
L’ancien capitalisme a
fait son temps. Le nouveau constitue une transition. La recherche de
« principes fermes et d’un but concret » en vue de
« concilier » le monopole et la libre concurrence
est, de toute évidence, une tentative vouée à l’échec. Les aveux des
praticiens ne ressemblent guère aux éloges enthousiastes des
apologistes officiels du capitalisme « organisé »,
tels que Schulze-Gaevernitz, Liefmann et autres
« théoriciens ».
A quelle époque au juste
s’impose définitivement la « nouvelle activité » des
grandes banques ? Cette importante question trouve une réponse
assez précise chez Jeidels.
- « Les
relations des entreprises industrielles avec leur nouvel objet, leurs
nouvelles formes, leurs nouveaux organismes, c’est-à-dire avec les
grandes banques présentant une organisation à la fois centralisée et
décentralisée, ne sont guère antérieures, en tant que phénomène
caractéristique de l’économie nationale, aux années 1890 ; on
peut même, en un sens, faire remonter ce point de départ à l’année
1897, avec ses grandes »fusions« d’entreprises qui
introduisent pour la première fois la nouvelle forme d’organisation
décentralisée, pour des raisons de politique industrielle des banques.
Et l’on peut même le faire remonter à une date encore plus récente, car
c’est seulement la crise de 1900 qui a énormément accéléré le processus
de concentration tant dans l’industrie que dans la banque et en a
assuré le triomphe définitif, qui a fait pour la première fois de cette
liaison avec l’industrie le véritable monopole des grosses banques. qui
a rendu ces rapports notablement plus
étroits et plus intensifs . »
Ainsi, le
XXe siècle marque
le tournant où l’ancien capitalisme fait place au nouveau, où la
domination du capital financier se substitue à la domination du capital
en général.
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