Entre
Lénine et Staline, il y a Trotsky. Entre le père
de la révolution soviétique et le dictateur , il y a cet intellectuel
juif russe, créateur de l’Armée rouge et connu pour ses positions
internationalistes. Difficile, pour lui, de se faire une place au
milieu de telles figures de l’URSS, et Trotsky paie sa liberté au prix
d’un long exil.
Lorsqu’il
rencontre Lénine, au début du vingtième
siècle, tous deux sont membres du parti social-démocrate russe. Lénine
est bolchevik, et Trotsky menchevik, même si pour lui, l’unité du parti
prévaut sur tout le reste. Par deux fois, le Président du Soviet de
Saint-Pétersbourg est condamné et déporté en Sibérie. Par deux fois,
Trotsky réussit à s’enfuir.
En
exil en Europe, il revient en 1917 à
Saint-Pétresbourg lors de la révolution russe. Apportant son soutien à
Lénine, le même qu’il accusait d’être trop jacobin et dictatorial dans
ses méthodes. Désormais il l’assiste, étant d’abord Commissaire aux
affaires étrangères jusqu’en 1918, puis Commissaire à la guerre de 1918
à 1925.
C’est
toujours le même Trotsky fidèle qui accuse avec
Lénine la bureaucratisation du parti. Menée de front par Staline et ses
partisans, elle ne tarde pas à provoquer une division profonde au sein
du PCUS. Lénine meurt en 1924 et Trotsky se retrouve obligé de proposer
une alliance d’opposition aux proches de Staline. Ce qui lui vaut
l’exclusion et la déportation. Expulsé d’URSS en 1929, il part pour le
Mexique et vit avec Frida Kahlo et son mari. Sa condamnation a lieu en
son absence, pendant les terribles procès staliniens des années 30. Il
finit assassiné par un partisan de Staline en 1940.
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